"Zoom Sur ..." des E.E.D.F. : Entretien avec le nouveau Délégué Général des EEDF Vincent COCQUEBERT
13/01/2010
Depuis le 11 décembre, les Eclaireuses Eclaireurs de France ont un nouveau Délégué Général. Sous l’autorité du Comité Directeur, il a la charge de mettre en œuvre les orientations de l’association décidées lors de la dernière assemblée générale pour la période 2010-2015.
Quelques semaines après sa prise de fonction, Vincent COCQUEBERT nous livre ses premières impressions, les actions à venir et sa vision de l’association.
En quelques mots, quel est votre parcours ?
A 16 ans, je devenais animateur-adjoint dans un centre de loisirs et le virus de l’animation ne m’a plus quitté ensuite ! S’en suivi plusieurs expériences dans des colos et des centres aérés de l’association des familles de Reims (d’où je suis natif) comme animateur puis directeur. Je suis ensuite devenu professionnel de l’animation au sein notamment des réseaux des MJC et des centres sociaux, autres acteurs importants de la laïcité et de l’éducation populaire.
C’était aussi les débuts de la « politiques de la ville » et je me suis retrouvé de fait fortement impliqué dans les dynamiques d’animation de la vie locale et des quartiers en difficulté : mobilisation des habitants et des associations, en lien avec les villes et autres institutions publiques, pour un mieux vivre dans son quartier.
Parallèlement à mon activité professionnelle, mettant en pratique sur moi-même les préceptes de l’éducation permanente, j’ai suivi différentes formations qualifiantes en animation, en gestion associative puis en ressources humaines et ceci m’a permis d’occuper des fonctions dirigeantes ou de conseil au sein d’organisations de plus en plus importantes, toujours dans le secteur associatif du développement social ou de l’animation socioculturelle.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir Délégué Général des EEDF ?
Je situe cette nouvelle fonction d’abord comme une continuité de mon parcours professionnel rapidement décrit ci-dessus : animation, éducation populaire, laïcité, développement social, gestion associative, mobilisation d’acteurs bénévoles et professionnels dans le cadre d’un projet associatif.
Outre ces caractéristiques qui sont donc habituelles dans mon activité professionnelle, ce qui m’a particulièrement motivé dans la fonction proposée, c’est la dimension nationale, la taille et la diversité des secteurs où l’association intervient.
Ensuite, au fur et à mesure des étapes du recrutement, j’ai particulièrement apprécié l’organisation statutaire des EEDF qui a su associer avec succès les dynamiques « nationale » et « locales », l’actualité du projet associatif et la qualité de son organisation, sans oublier la forte implication des élus associatifs que j’ai rencontrés.
Enfin, je me retrouve parfaitement dans les valeurs défendues par la première association de scoutisme laïque. Porter et faire partager une pédagogie originale, répondant aux besoins d’une société en mouvement est une véritable fierté !
Quelles sont vos impressions après quelques jours de prise de fonction ?
Spontanément : dynamique, vivant, actif d’une part et grande compétence des membres de l’équipe nationale et de l’équipe administrative du siège national d’autre part ! La dynamique et l’engagement portés par les militants m’ont particulièrement impressionné notamment par toutes les actions menées au quotidien dans les groupes et les régions.
Avec un peu plus de recul : nécessité de mieux organiser le dialogue entre les acteurs : siège et région, bénévoles et salariés, personnels pédagogiques et administratifs, entre les différents secteurs d’activité… en un mot, travailler à une meilleure communication interne, mieux nous connaitre pour mieux travailler ensemble au service du projet.
En parallèle, il est évident que la richesse des interventions des Eclés est insuffisamment connue et reconnue à l’extérieur de notre réseau. Cette valorisation de notre activité doit être une préoccupation davantage partagée.
Quelles vont être vos premières actions dans cette nouvelle fonction ?
1. Je pense qu’il faut diriger en écoutant, en expliquant et en étant le plus souvent possible en position de fédérateur. J’essaie déjà de mettre en œuvre ces caractéristiques dans le quotidien, dans chacun de mes actes !
2. Je veux pouvoir rapidement rencontrer les femmes et les hommes des Eclés et je dis volontairement « femmes et hommes » car au-delà des statuts et rôles de chacun, j’ai le désir de connaitre de l’intérieur ce qui constitue la richesse de l’association : les personnes elles-mêmes, qu’elles soient salariées ou bénévoles, élues ou simples adhérents, en phase avec son fonctionnement ou dans une posture plus critique.
Que faites-vous et comment ? Quelles sont vos forces et vos difficultés ? Comment voyez-vous les choses demain pour vous, les personnes autour de vous, pour l’association ? Qu’attendez-vous du délégué général, du siège ?
Mes premiers interlocuteurs sont évidemment les personnes au siège et ces entretiens sont très riches. Nous travaillons aussi à la mise en place d’un « tour de France » des régions et des secteurs avec l’équipe nationale et le comité directeur.
3. En m’appuyant sur les équipes du siège, je dois mettre en place à court terme une organisation transitoire adaptée à l’arrivée d’un délégué national venant de l’extérieur de l’association. L’objectif est que chacun puisse exprimer ses capacités de façon plus confortable et m’apporter plus facilement les informations nécessaires à l’exercice de ma fonction.
4. Commencer à projeter, avec les équipes bénévoles et salariées en place, l’organisation permettant de mettre le mieux possible en œuvre les orientations décidées lors de la dernière assemblée générale de l’association. Cette mise en œuvre se fera en concertation avec les différents acteurs pour fédérer autour de nos objectifs communs. Je veux chercher à optimiser la mobilisation des compétences de chacun et continuer de favoriser les prises de responsabilité.
L’association fêtera son centenaire dans un an, comment voyez-vous ce moment historique pour l’association ?
C’est d’abord un honneur et un véritable challenge professionnel de se confronter à un tel projet : on ne croise pas souvent un tel événement dans sa vie d’homme et d’animateur !
Comment faire ? Il faut premièrement trouver les moyens de rendre hommage, et ceci de façon finement intelligente, à ceux qui ont construit ce centenaire, c’est la moindre des choses ! Il faut ensuite arriver à regarder ce passé pour se projeter dans l’avenir !
Il faut enfin réussir à ce que cette commémoration mette un fort coup de projecteur sur notre association : sa pensée et sa pratique. Via nos différentes manifestations, il faut gagner en visibilité, en notoriété et en attractivité. La France doit être irriguée de micro et macro évènements tout au long de l’année 2011.
Le centenaire est une opportunité fantastique pour développer toutes les activités de l’association. A nous d’exploiter dès maintenant cet évènement, pour faire découvrir au plus grand nombre le scoutisme laïque.
Ne pas oublier non plus que « centenaire » doit au maximum rimer avec « fête ». Et quelque chose me dit que chez les Eclés, on sait faire la fête, on sait donner et prendre du plaisir… alors montrons-le ! A nous et aux autres !
Restant à votre écoute,
Vincent Cocquebert
Délégué général
dg@eedf.asso.fr
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