Le clan de Pertuis a construit pendant deux ans un projet de solidarité internationale en Thaïlande. Avec l’aide essentielle d’une volontaire de l’ONG FED Grassroot présente sur place en amont et pendant le camp.
Le clan souhaitait apprendre par l’action, vivre la solidarité internationale et développer leur regard critique et citoyen sur le monde.
Leur projet se composait de deux parties :
– neuf jours d’immersion et de coopération à Khao Lak, dans le sud de la Thaïlande, en partenariat avec FED Grassroot, qui offre aux réfugié·es birman·es vivant dans des camps un accès à l’éducation, un accompagnement social, et une aide à l’insertion;
– cinq jours de découverte culturelle et historique du pays, destinée à approfondir la compréhension du
contexte local et des enjeux régionaux, suivis de deux jours de bilan.
Lors de la première partie du camps, les aîné·es ont mené diverses activités :
– Échanges culturels : Scoutisme français, traditions birmanes et thaïlandaises et échanges linguistiques ;
– Travaux manuels : tables en froissartage, repeinte des toilettes de l’école, entretien des espaces collectifs ;
– Création de jeux éducatifs : activités ludiques à destination des plus jeunes enfants;
– Moments sportifs et musicaux : football, jeux collectifs, partages de chants et comptines;
– Ateliers culinaires : recettes, repas partagés;
– Initiative spontanée et créative : le démarrage de la construction d’un pont reliant le logement à l’école.
L’immersion a permis une ouverture interculturelle, une conscientisation des conséquences humaines du conflit birman, notamment sur les enfants, ainsi que le développement d’empathie.
La solidarité internationale s’est incarnée à travers des visages et des histoires, mais également des postures d’écoute, de respect et d’humilité.
Les activités ont fait croitre les compétences pratiques et techniques du clan, leur capacité d’adaptation ainsi que leur esprit d’équipe et de solidarité via l’entraide et la coopération.
Grâce aux activités conviviales et à la vie collective, le clan a pu nouer des liens forts.
Lors de la seconde partie du camp, le clan a traversé le pays jusqu’à Chiang Mai et Bangkok en mobilité douce pour connaitre davantage la Thaïlande. Iels sont passé·es d’un mode de vie simple et local à des zones marquées par le tourisme international, questionnant la place du voyageur et de la voyageuse. Le clan a retrouvé le contact direct avec la nature et la population, via des randonnées dans les collines autour de Chiang Mai, des balades à vélo dans des villages, et des rencontres avec des habitant·es et artisan·s locaux·ales. A Bangkok, le clan a visité des temples bouddhistes et des institutions politiques et administratives pour comprendre le rôle de la spiritualité et le fonctionnement politique.
Dans son bilan, le clan partage ses réflexions sur l’impact carbone du camp au regard de l’expérience et des conséquences éducatives et humaines d’un tel voyage.
Quelques premières photos et vidéos


Animation d’activités auprès de jeunes réfugié·es birman·es






